EDITORIAL D’ANNE TALLINEAU


Alors que nous fêtons cette année la dixième édition des Rencontres de Bamako, je rends hommage à tous ceux qui ont fait de la Biennale africaine de la Photographie un rendez-vous incontournable de l’art contemporain dans le monde : Ministres maliens de la Culture, Directeurs de la Biennale, et plus particulièrement Samuel Sidibé, qui en est le délégué général depuis 2008, les commissaires d’expositions qui ont fabriqué les Rencontres de Bamako, les équipes opérantes, et enfin, et surtout, les artistes.

L’Afrique est un grand continent d’art et de culture ; les Rencontres de Bamako, grâce à leur dimension panafricaine, montrent à quel point la création contemporaine y est dynamique, inventive et séduisante, du nord au sud et d’est en ouest. S’il y a quelques années encore, on pouvait s’étonner que les créateurs africains ne soient pas plus présents dans les grands rendez-vous internationaux de l’art, en galeries, ou dans les ventes aux enchères, du chemin a été fait. La Biennale de Venise cette année l’a prouvé en nous offrant une belle visibilité sur la création contemporaine africaine. Nous nous sommes réjouis d’y voir consacré des photographes africains qui ont été révélés par les Rencontres de Bamako.

Depuis 1994, date de la création de la Biennale, l’Institut français, à travers son programme Afrique et Caraïbes en créations, en est le co-producteur avec le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Cette coopération culturelle entre nos deux pays est ancienne et forte.

Ensemble, nous sommes heureux d’offrir de nouveau au public malien « leur biennale », ainsi qu’aux visiteurs internationaux, à travers des expositions, des projections, un cycle de conférences et un programme pédagogique renforcé pour les jeunes publics.

Anne Tallineau
Directrice générale déléguée de l’Institut français

Institut Français
Ministère de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme du Mali
© RENCONTRES DE BAMAKO